Fiscalité

Plus-values 2026 : le choix à 10 % qui peut vous coûter cher.

Depuis 2026, la Belgique taxe à 10 % les plus-values sur actifs financiers réalisées à partir du 1ᵉʳ janvier 2026. Derrière ce taux unique se cache un choix méconnu — opt-in ou opt-out — qui change ce que vous payez réellement. Et une échéance : le 31 août 2026.

La taxe sur les plus-values 2026, en bref

  • Taux : 10 % sur les plus-values réalisées à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.
  • Abattement : 10 000 € par personne et par an, indexé (jusqu’à 30 000 € pour un couple). La part non utilisée du premier palier est reportable jusqu’à 5 ans, dans une limite de 15 000 €.
  • Régime transitoire : du 1ᵉʳ janvier au 31 mai 2026, aucune retenue à la source ; la retenue par les intermédiaires belges démarre le 1ᵉʳ juin 2026.
  • Choix annuel : l’option se reconduit automatiquement d’une année à l’autre. Elle reste révocable, une seule fois par période imposable, et le changement ne prend effet qu’à la période suivante.
  • Cadre légal : loi adoptée le 3 avril 2026, publiée au Moniteur belge le 21 avril 2026.

Le piège silencieux de la retenue à la source

À partir du 1ᵉʳ juin 2026, votre banque en ligne ou votre plateforme établie en Belgique commence à retenir 10 % sur vos plus-values, directement à la source. C’est le régime par défaut, l’opt-in. Pratique, en apparence : vous n’avez rien à faire. Le problème, c’est ce que cette retenue ne fait pas. L’intermédiaire prélève de façon indistincte, transaction par transaction, compte par compte. Il n’applique pas l’abattement de 10 000 € par personne auquel vous avez droit chaque année, et il ne compense pas vos moins-values réalisées ailleurs. Chaque plateforme retient dans son coin, sans la moindre vue d’ensemble de votre situation.

Le résultat est mécanique : vous payez trop, et vous immobilisez de la trésorerie. Cet argent versé en trop n’est pas perdu, mais vous ne le récupérez que beaucoup plus tard — au moment de votre déclaration, soit vers 2027 pour les revenus de 2026. Entre-temps, c’est le fisc qui détient votre cash, pas vous.

Opt-in ou opt-out : la vraie différence

Opt-in (par défaut) : un intermédiaire établi en Belgique retient 10 % à la source.
Opt-out : vous déclarez vous-même vos plus-values dans votre déclaration à l’impôt — à notifier au plus tard le 31 août 2026.

Sur une plateforme étrangère, aucun intermédiaire belge ne retient pour vous : vous êtes de toute façon en déclaration personnelle.

Pourquoi l’opt-out est souvent plus avantageux

Un exemple (illustratif)

Vous réalisez +12 000 € de plus-values sur une plateforme et −3 000 € de pertes sur une autre. En opt-in, 10 % sont retenus sur 12 000 € = 1 200 € avancés, sans tenir compte de la perte ni de l’abattement. En opt-out, votre base réelle est de 9 000 €, sous l’abattement de 10 000 € → rien à avancer. (Exemple simplifié, à confirmer selon votre situation.)

⚠️ Ne confondez pas les deux dates31 mai 2026 = fin du régime transitoire (la retenue démarre le 1ᵉʳ juin). 31 août 2026 = date limite pour notifier votre opt-out. Ce sont deux choses différentes.

Un cadre légal qui bouge encore

La matière est jeune, et les modalités pratiques continuent d’évoluer. Cette instabilité est, en soi, un argument supplémentaire en faveur de l’opt-out : conserver la main sur votre déclaration vous laisse la souplesse d’ajuster votre position au fur et à mesure que le cadre se précise, plutôt que de subir une retenue automatique difficile à corriger en cours d’année.

Les autres obligations de l’investisseur belge

Benchmarkr vous éclaire

Réunir vos opérations, suivre vos plus et moins-values, calculer ce que vous devez réellement et comparer opt-in / opt-out : Benchmarkr prépare périodiquement cette vue sur base de vos transactions agrégées.

Comparer opt-in et opt-out

Sources

Benchmarkr est un outil d’assistance et de calcul. Il ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. La réglementation peut évoluer ; vérifiez votre situation auprès d’un professionnel. Mise à jour : 2026